Le meilleur de Maastricht ! ils nous ont bien fait rire...

Publié le par CFCN Cette fois c'est NON

Maintenant c’est sûr, la campagne sur la Constitution européenne a  bien commencé…et oui, déjà, nous entendons les hérauts du OUI nous promettre que ce texte est la clé du bonheur…déjà ils nous disent que sans la ratification par la France, la paix en Europe s’en trouverait menacée (n’est-ce pas Monsieur Strauss Kahn ?)…, déjà enfin, nous commençons à entendre cette triste mais bien connue rengaine selon laquelle « si l’on vote NON, ce sera la catastrophe… »

Bref, rien de nouveau sous le soleil ! on nous rejoue tout simplement la même scène que lors de la campagne de Maastricht. Les acteurs sont grosso modo les mêmes, les ficelles sont toujours aussi grosses, mais, changement de taille !, les spectateurs sont prévenus et ne s’y laisseront plus prendre !

Pour votre plaisir, voici quelques perles tirées de la campagne du OUI à Maastricht, en 1992. On se demande s’il faut en rire ou en pleurer, tant elles en disent long sur l’état de notre démocratie…ici, nous avons pris le parti d’en rire pour que le 29 mai se termine en fou rire ! D’ici là, lorsque vous allumerez la télé, ou la radio, et que vous entendrez l’un de ces visionnaires du OUI vous promettre la lune, ayez une pensée pour ce petit bêtisier, et envoyez le à vos amis pour que eux aussi sachent démasquer les clowns !

 

" En constituant un bloc économique plus puissant et donc plus autonome, qui favorise la croissance, la construction européenne va réduire les incertitudes. L'économie française est fondamentalement saine, et elle est donc mieux à même que d'autres, en Europe, de tirer parti de l'accélération de la croissance, quand elle se présentera. "

Martine Aubry
Septembre 1992, Vu de la gauche


" J'aimerai convaincre chaque français, chaque lecteur, que le traité d'union européenne se traduira en France par plus de croissance, plus d'emploi, plus de solidarité. »

Michel Sapin
20 août 1992 Le Figaro


" La science européenne a eu un essor considérable depuis vingt ans, elle l'égale de la science américaine. Et ça se traduit dans la technologie. Je pense que la construction d'un grand ensemble scientifique et technologique, c'est la meilleure garantie pour plus de croissance, plus d'emploi et l'affirmation de l'identité européenne. "

Claude Allègre
21 août 1992, France 3

" C'est peut-être sur l'Europe sociale qu'on entend un certain nombre de contrevérités. Et ceux qui ont le plus à gagner de l'Europe sociale, notamment les ouvriers et les employés, sont peut-être les inquiets sur ces contrevérités. […] Comment peut-on dire que l'Europe sera moins sociale demain qu'aujourd'hui ? Alors que ce sera plus d'emplois, plus de protection sociale et moins d'exclusion. "

Martine Aubry
12 septembre 1992, Béthune


" La création de cette monnaie européenne n'aura rien d'automatique […]. En outre, chaque Etat conservera la maîtrise de sa politique budgétaire* et fiscale, dans des limites qui ne seront pas plus étroites que celles d'aujourd'hui. "

Edouard Balladur
29 avril 1992, Le Monde


" La construction européenne n'est pas autre chose que l'édification d'une puissance publique. Cette idée n'est pas libérale. Elle est l'organisation du dispositif commun de décision, puis de contrôle et de sanctions sans lesquels la liberté est celle de la jungle. Cela m'amuse et me ravit de voir la droite prendre feu et flamme pour construire une vraie puissance publique au niveau européen. […] Mon raisonnement est profondément social-démocrate. A vrai dire, je n'ai pas encore compris pourquoi les libéraux veulent de cette Europe-là. "

Michel Rocard
3 juillet 1992, Libération

" Le traité de Maastricht est fort imparfait. […] Il manque un aspect essentiel, celui de la construction d'un vrai pouvoir démocratique. "

Michel Rocard
21 avril 1992, Paris


" L'Europe de Maastricht, c'est la paix ; c'est la première fois qu'une Europe politique s'ébauche ; c'est une Europe plus proche des citoyens . Le reste, c'est de la machinerie, pas besoin d'ouvrir le capot. "

Elisabeth Guigou
22 juillet 1992, Libération


" Le " oui " s'impose à quiconque maîtrise peu ou prou les données économiques modernes. Quand j'écoute les bruants partisans du " non ", je me crois revenu à l'époque déjà ancienne où l'on voulait croire que " la politique ne se fait pas à la corbeille ". Maastricht nous introduit enfin, qu'on le veuille ou non, dans l'ère nouvelle qui déclassera définitivement cette activité convulsive et irrationnelle que l'on nomme " politique ". Le temps des démagogues est passé. Celui des " connaissants " va s'ouvrir. Il était temps. "

Tony Deveilh
12 septembre 1992

" Les accords de Maastricht permettent-ils de faire l'Europe sans défaire la France ? Je dis qu'il y a doute. "

Alain Juppé
13 avril 1992, France 3


" La question que je me suis posée en lisant le traité est la suivante : ce traité permet-il de faire l'Europe sans défaire la France ? Depuis le début, ma réponse n'a pas varié : c'est oui. "

Alain Juppé
6 mai 1992, Assemblée Nationale

" Avec Maastricht, on rira beaucoup plus. "   

Bernard Kouchner  8 septembre 1992, Tours

 

 

 

…et nous leur avions dit OUI il y a 13 ans…, alors Cette fois c’est NON !
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