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Article I 30-3 «La banque centrale européenne est une institution. Elle a la personnalité juridique (...). Elle est indépendante dans l'exercice de ses pouvoirs et dans la gestion de ses finances. Les institutions, organes et organismes de l'Union respectent cette indépendance."

 

Cas unique au monde, l'indépendance totale de la BCE est gravée dans le marbre de la Constitution ! Dans les autres pays, il y a certes souvent indépéndance formelle des banques centrales mais des liens très étroits avec le pouvoir politique existent afin de définir une politique économique cohérente, sur ses deux piliers : budgétaire et monétaire (cf la Fed). Ici, l'article 30 empêche cette collaboration de bon sens pour des raisons dogmatiquement libérales. Voilà qui ne permettra pas à la croissance européenne de retrouver un nouveau souffle !

Mardi 24 mai 2005

Non bien sûr puisque les médias français ont décidé de ne pas vous en parler ! A quelques jours du référendum, cela aurait en effet fait mauvais genre...Figurez-vous que la Commission est même menacée d'une motion de censure, le vote a lieu le 25 mai ! Cette histoire fait grand bruit hors de nos frontières mais curieusement aucun journaliste n'a jugé bon d'en parler ici...Belle conception de la démocratie !

 

 

 

 

Soupçonné de prise illégale d'intérêt, le Président de la Commission est sous le coup d'une motion de censure

 

A quelques jours d'un référendum proposant d'approuver une Constitution qui renforce et élargit les pouvoirs de la Commission de Bruxelles, le scandale qui touche son actuel Président Barroso a été quasiment passé sous silence par la presse Française. C'est le quotidien allemand Die Welt qui a révélé l'affaire il y a un mois. Pourquoi M. Barroso s'est-il fait inviter, avec son épouse, à passer quinze jours de croisière sur le bateau de M. Latsis, cadeau d'une valeur de 20.000 euros ? Y-a-t-il des "contreparties" à cette "amitié de 25 ans" entre le Président de la Commission et l'homme d'affaire Grec ? Comme la Commission Santer et la Commission Prodi qui l'ont précédée, voilà donc l'équipe Barroso rattrapée par les affaires et, faute d'explications claires, sous le coup d'une motion de censure déposée le 11 mai dernier par 74 eurodéputés, pour contraindre son Président, José Manuel Barroso, à s'expliquer publiquement. Vient s'ajouter une deuxième polémique au sujet de la double rémunération des officiers de sécurité de M. Barroso.

 

 

10 millions d'euros pour les chantiers navals Lamda du groupe Latsis

 

 

Il y a tout juste un an, le 16 avril 2004, le président de la Banque centrale européenne avait été contraint à la démission après son inculpation pour « prise illégale d'intérêt ». Ernst Welteke s'était fait offrir par la Dresdner Bank un séjour dans un palace berlinois à l'occasion du passage à l'euro. Aujourd'hui, c'est José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, qui est dans la tourmente.

C'est une question orale posée en février par Nigel Farage, co-président du groupe IND/DEM (Indépendance et Démocratie), qui a mis le feu aux poudres. Le jeune député Britannique interpellait le Président Barroso sur le risque d'un conflit d'intérêt majeur lié à certains financements européens.

La Commission européenne, dont le Président est très proche du riche armateur grec M.Latsis ("un ami de 25 ans"...), a accordé une subvention de 10 millions d'euros à un projet d'investissements dans des chantiers navals, projet dans lequel sont engagées des sociétés du groupe Latsis.

L'amitié n'ayant pas de prix, on apprend alors que M. Barroso, après avoir été nommé président de la Commission en juillet 2004, a fêté ses nouvelles fonctions en août et septembre sur un yacht de luxe, croisière offerte par M. Latsis, pour un montant avoisinant les 20.000 euros.

Quelques semaines plus tard, les chantiers navals Lamda, dépendants du groupe Latsis, recevaient le feu vert de la Commission européenne pour l'octroi de cette aide régionale de 10 millions d'euros. (http://www.europarl.eu.int/inddem/focus_on/en9may05.htm )

L'eurodéputé Nigel Farage ne croyait pas ouvrir ainsi la boite de pandore, lorsqu'il invitait le Président à s'expliquer et à clarifier sa situation vis à vis de M.Lastis, alors même que le Traité sur l'Union Européenne, dans son article 213(2) impose une stricte indépendance aux membres de la Commission.

Pour sa défense, José Manuel Barroso s'est jusqu'à présent contenté d'expliquer qu'il considérait absurde de vouloir établir un lien entre sa vie privée et les décisions prises par la Commission qu'il préside. La réponse tardive et peu exhaustive de Monsieur Barroso a conduit les députés du groupe IND/DEM à exiger de nouveau une explication publique du Président de la Commission sur cette affaire. Tel est l'objet de la motion de censure dont ils ont pris l'initiative, associant plusieurs collègues d'autres groupes, seul moyen de forcer M.Barroso à apporter les réponses attendues, en séance plénière du Parlement européen.

Le débat sur la motion se déroulera le 25 mai à Bruxelles et le vote lors de la session plénière du 6 au 9 juin. Pour obtenir l'approbation, la motion doit recueillir 367 voix des eurodéputés, deux tiers des suffrages exprimés. Cependant, les députés du Groupe IND/DEM ont déclaré qu'ils retireraient leur motion s'ils obtenaient entre-temps, « des explications acceptables en plénière et des règles claires obligeant tous les commissaires à déclarer les cadeaux reçus de valeur substantielle ».

A quelques jours du référendum français sur la Constitution européenne, et alors que le «non» a le vent en poupe, cela fait désordre. Et ce d'autant plus qu'un autre Commissaire, Peter Mandelson, est lui aussi soupçonné d'avoir adopté une conduite peu claire. Selon Die Welt, le responsable du commerce à Bruxelles aurait accepté une invitation en Jamaïque. Nouveau déni de la Commission : « Il n'a jamais été à la Jamaïque, mais s'est rendu aux Caraïbes du 30 décembre au 3 janvier, et durant ce voyage il est resté avec des amis personnels qui n'ont aucun lien avec la Commission ».

 

Des gardes du corps rémunérés 2 fois

 

La position du Président de la Commission devient de jour en jour plus difficile. Il y a quelques jours, le journal "La libre Belgique" a révélé un autre scandale au sujet de la rémunération des officiers de sécurité des entourent le Président. Monsieur Barroso est en effet protégé par cinq gardes du corps venus directement de Lisbonne et payés par la Commission comme agents de sécurité (2 722 à 3 586 euros par mois). Le problème est qu'ils cumulent cette rémunération avec une indemnité de 1 000 euros par mois reçus de l'Etat Portuguais.

par Cette fois c'est NON publié dans : Propagande généralisée !
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Lundi 23 mai 2005

 

SONDAGE - 63% pour le NON aux Pays-Bas dans les derniers sondages ! Le 1er juin, le NON néerlandais suivra de peu le NON français !

 

Le NON ayant repris l'avantage dans les sondages, nous devons nous attendre à une semaine d’intimidation. Dans les médias, dans les meetings du OUI largement relayés, tout sera fait pour effrayer les Français et les dissuader de voter NON. Le premier ministre a déjà engagé le mouvement en encourageant ouvertement l’abstention, déclarant qu’ « un bon électeur du NON est un électeur qui ne va pas voter »…quelle irresponsabilité !

A quelques jours du scrutin, on peut se demander quelles peurs le camp du OUI en panique va bien pouvoir agiter, on se demande quelles promesses un président bien mal en point va nous sortir de son chapeau du OUI !...

Bref, préparons-nous à une semaine d’intimidation sur tous les fronts !...

 

 

Les Français ne seront pourtant pas dupes. Ils commencent à avoir l’habitude de ces basses manipulations. Chacun voit bien que la sérénité et l’argumentation sont du côté du NON alors que le OUI panique, s’énerve, insulte et cherche à terroriser.

 

L’intimidation n’aura aucune prise parce que l’arnaque est visible. Les pauvres arguments du OUI ont été démontés un à un, jusqu’au dernier mensonge de la renégociation impossible dénoncé par Jacques Delors lui-même. Le camp du NON a su montrer la réalité de la Constitution ; il a su, articles à l’appui, dénoncer les horreurs libérales qu’elle contient. Voilà pourquoi nous sommes sereins.



Sereins et plus déterminés que jamais. Cette dernière semaine rimera avec mobilisation maximale. A chacun d’entre nous de discuter avec les derniers indécis, de convaincre les éventuels abstentionnistes de voter utile, de voter NON !
Cette fois c’est NON est là pour vous aider à agir efficacement cette semaine. Pour cela, vous pouvez :

 

  • devenir un maillon de la chaîne du NON. Il suffit de nous demander l’argumentaire à cettefoiscestnon@yahoo.fr et de l’envoyer à votre carnet d’adresses,

 

  • faire connaître à nos aînés la lettre écrite spécialement pour eux par 500 jeunes avec Cette fois c’est NON. Pour recevoir cette lettre et la diffuser, envoyez nous un mail à besoindunon@yahoo.fr,

 

  • faire pression sur les médias pour qu’ils traitent le plus équitablement possible la campagne : un seul clic ICI suffit !

 

  • faire connaître ce site et les nombreux argumentaires qu’il propose autour de vous, tout simplement !

 

 

Bon courage à toutes et à tous, le NON mobilisera toutes ses forces dans cette dernière ligne droite ! Grâce à chacun d’entre vous, en s’appuyant sur le formidable élan populaire qu’il suscite, le NON, et avec lui la France et l’Europe, sera vainqueur le 29 mai !

 

par Cette fois c'est NON publié dans : Propagande généralisée !
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