Même la culture n'est pas épargnée !
Le « OUI strass et paillettes » a-t-il seulement lu la Constitution ?
Pris de panique depuis que la dynamique du NON est enclenchée, le camp du OUI a fait appel à nos stars et vedettes pour nous expliquer pourquoi nous ne devions pas nous tromper de réponse le 29 mai
Scène cocasse que de voir ce « OUI strass et paillettes », réunissant le gratin du show biz et autres « intellectuels », clamer du haut de son estrade tout le bien que les Français doivent penser de ce texte !
Mais nos étoiles du OUI strass et paillettes ont-elles seulement lu la Constitution ? Elles qui prétendent incarner une partie de notre culture, ont-elles seulement eu la curiosité de regarder quel sort lui était réservé dans ce texte ? On peut raisonnablement se le demander. Si elles avaient en effet pris le temps de louvrir, nos personnalités auraient pu constater que notre exception culturelle na pas sa place dans la Constitution. Une fade « diversité culturelle », qui ne nous garantit absolument rien, lui a été préférée dans larticle III 280.
Plus inquiétant encore, larticle III 167 :
« Sont compatibles avec le marché intérieur : les aides destinées à promouvoir la culture et la conservation du patrimoine, quand elles naltèrent pas les conditions des échanges et de la concurrence dans lUnion dans une mesure contraire à lintérêt commun »
Cet article sinscrit pleinement dans la philosophie libérale de la Constitution, philosophie qui népargne donc même pas la culture ! En effet, il est une chose de tolérer les aides destinées à la culture, mais à condition daccepter que ces aides ne soient pas nécessairement compatibles avec les principes de la concurrence pure et parfaite. Cest en faisant exception aux règles du libre marché que la France a pu développer un mécanisme daide à ses productions cinématographiques. Cela naurait pas été possible dans le cadre fixé par la Constitution.
Cet article III 167 ne présente aucune garantie pour de tels systèmes de protection des uvres culturelles. Lavertissement est très clair : les aides ne doivent pas « altérer les conditions des échanges et de la concurrence ».
Dès lors, on ne voit pas comment une politique culturelle digne de ce nom pourrait se mettre en place et le doute plane sur lavenir des protections existantes.
Le OUI strass et paillettes serait bien inspiré de se plonger un peu plus sérieusement dans la lecture du texte quil défend. Il comprendrait alors que seul un NON le 29 mai marquerait un signal suffisamment puissant pour remettre en cause la dérive libérale de lUnion européenne, alors que le OUI signifierait continuité et danger pour linnovation culturelle.
Parce que la culture n'est pas une marchandise comme les autres, cette fois c'est NON !