Contre la directive Barrot de libéralisation des transports !
DECLARATION - Le plan B se précise "Un non à la Constitution n'arrêterait pas l'Europe et l'Italie est prête à intégrer un "groupe moteur" pour poursuivre la construction européenne", a affirmé samedi le chef de la diplomatie italienne Gianfranco Fini dans La Stampa.
DECLARATION - Condoleezza Rice pour le OUI ! "Nous avons fermement soutenu le projet européen, son achèvement, ainsi que l'Union européenne. De notre point de vue, la poursuite du succès de la construction européenne est importante" 21 avril 2005

Cette fois c'est NON lance une pétition contre la directive Barrot de libéralisation des transports !
Pour la signer, nondirectivebarrot@yahoo.fr !
Déjà 500 signataires en deux jours, signez vous aussi, envoyez cette page à votre carnet d'adresses : http://cettefoiscestnon.over-blog.com/article-286088.html !
Lorsquon sait tout le mal qua entraîné la libéralisation du secteur des transports dans dautres pays comme la Grande-Bretagne (retards, vétusté, augmentation des tarifs, accidents à répétition), on ne peut accepter aujourdhui le projet Barrot de libéralisation des transports (Jacques Barrot est commissaire européen aux transports).
Signez la pétition en envoyant un mail à nondirectivebarrot@yahoo.fr !
Faites circuler au maximum ce message et demandez à vos amis de signer cette pétition ! merci !
Jacques Barrot enrage. Le calendrier quil avait concocté pour son projet de règlement européen « relatif aux services publics de transports de voyageurs par chemin de fer et par route » a été dévoilé. Le commissaire européen espérait cacher lexistence de cet encombrant document, au moins jusquau lendemain du référendum sur le projet de constitution européenne du 29 mai prochain. Histoire déviter quil vienne illustrer concrètement ce quest « une économie sociale de marché hautement compétitive » où « la concurrence est libre et non faussée » (cf larticle 3 de la Constitution ). Lancien président du groupe UMP à lAssemblée nationale a raté son coup, dynamitant au passage la stratégie du gouvernement et du président de la République qui visait à présenter la directive Bolkestein comme un accident de lhistoire, voire comme linitiative personnelle dun libéral un peu trop zélé. Le contenu du règlement Barrot confirme lorientation libérale qui préside à la construction européenne et que renforce sensiblement la Constitution.
Que prévoit la directive Barrot de libéralisation des transports ?
- LA DIRECTIVE BARROT CONSTITUE UNE NOUVELLE ÉTAPE DE LA LIBÉRALISATION
Après les directives ferroviaires sur le fret et le transport international de voyageurs, après la directive « ciel unique » et celle sur les services portuaires, le projet Barrot constitue une nouvelle étape de la libéralisation des transports. Il instaure la concurrence dans les transports de voyageurs au niveau régional et urbain. Si, dans sa version provisoire, il laisse aux collectivités locales organisatrices de transport la possibilité dattribuer des contrats à des régies, il impose que celles-ci opèrent exclusivement sur leur territoire. Dans ce cas, le règlement Barrot oblige, en effet, à ouvrir à la concurrence la moitié des lignes de bus dans un délai de quatre ans après lentrée en vigueur du texte et leur totalité dans les huit ans. Pour les trains régionaux, les délais sont de huit et quinze ans.
Le règlement Barrot a déclenché lhostilité des organisations syndicales qui ont dénoncé « une mise à mort du service public ». Dans les régies de transport comme la RATP, les syndicats ont dores et déjà pris des initiatives en vue de mobiliser les salariés. Ce texte suscite dautant plus linquiétude des organisations syndicales quil sagit dun règlement, cest à dire quil est immédiatement applicable et en létat après son adoption par le Parlement et le Conseil des ministres européens.
- LOBJECTIF : LOUVERTURE TOTALE À LA CONCURRENCE
Autre motif de colère : ce nest pas la première fois que lUnion européenne tente dimposer louverture à la concurrence dans le transport de voyageurs. En 2000, en application de lagenda de Lisbonne 2000-2010 qui visait à faire de lUnion européenne « léconomie la plus compétitive du monde », la commission Prodi avait concocté un texte similaire baptisé « obligation des services publics dans les transports de voyageurs ». À lépoque, la mobilisation des organisations syndicales et celle du groupe GUE au Parlement européen avaient permis de le mettre en échec.
La Commission européenne sapprête donc à repasser les plats de la libéralisation des transports en sappuyant sur larsenal juridique des traités. Pour le président du groupe GUE « la conclusion à tirer de cette expérience est bien que la clé pour enrayer durablement cette fuite en avant libérale est de changer les fondements actuels des traités européens ». Et de préciser que « cest cette exigence quexprime le NON au projet de Constitution ».
Ce sont les traités en vigueur, que la Constitution sacralise et élève au rang de normes constitutionnelles qui constituent la base juridique du règlement Barrot. Dire oui à la constitution, cest confirmer ce socle libéral et ouvrir la voie à la poursuite du démantèlement de nos services publics.
Il est plus que temps de changer de donne et de dire non au démantèlement des services publics. Pour une Europe plus sociale, respectueuse et protectrice des services publics, disons NON au projet Barrot et donc NON à la Constitution Giscard !
Signez la pétition en envoyant un mail à nondirectivebarrot@yahoo.fr !
(pétition lancée par Cette fois cest NON)